La Haute-Vienne à tire-d'aile

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Livre de photographie aérienne du département de la Haute-Vienne

Toutes les photos sont de Michel Berger.

Textes de Maurice Robert.

256 pages, 425 photos. Français anglais. Grand format 25 x 33 cm tout en couleur.

Voir du ciel le département de la Haute-Vienne, c’est vérifier de la meilleure manière possible ce qu’est un bocage en habit d’Arlequin (chaque ravaudage est dit, en Limousin, pétassou) : champs dorés des blés, terres zébrées des sillons (ici on dit des réjous) du maïs, prairies tachetées du roux des célèbres bovins limousins qui ont conquis les cinq continents, futaies et châtaigneraies aux nuances changeant selon les saisons, haies ou murets de pierres sèches serpentant entre les parcelles, miroirs d’eau se reproduisant à l’infini, rivières ou ruisselets bondissant dans les gorges et les défilés, sommets aux têtes dégarnies ou abondamment chevelues, villages et hameaux se dorant au soleil sur un replat ou à un carrefour… Et puis les bourgs veillant sur leur territoire cantonal, rassemblés aux nœuds routiers, au bord d’un cours d’eau, autour d’un monument roman ou gothique, commandant le passage d’un vieux pont.

Enfin, la capitale historique, celle des Lemovices gaulois, des pèlerinages et des guerres féodales ; celle aussi des chatoyants émaux et de la fine porcelaine, “ le Limoges ” ; celle, encore, des combats pour la gauche, le pacifisme, la laïcité et la tolérance.

Du ciel, on lit bien sûr l’histoire du pays au travers de ses monuments civils ou religieux, de ses parcours, de ses sites ou de ses modestes mais pittoresques maisons. Mais on lit aussi la vie économique d’hier et d’aujourd’hui, avec les trames de la ruralité ou l’occupation de l’espace par les usines à la campagne et dans les anciens quartiers urbains. On y lit encore l’histoire sociale : petit parcellaire de l’agriculture vivrière, grandes étendues des exploitations d’élevage bovin ou ovin, villages (au sens de hameau) ordinaires autour d’un couderc (place commune), cité ouvrière des années fastes ou cités-dortoirs aux imposantes tours de béton.

Ainsi, la photo aérienne propose l’aubaine d’un voyage impossible pour la plupart des Limousins, la découverte de l’identité et de l’infinie beauté. Limoges, qui fait rêver les archéologues et frissonner les découvreurs de souterrains, dévoile, d’en haut, d’autres mystères, propose d’autres lectures de sa personnalité contrastée, sainte avec ses multiples églises, profane avec ses usines, double, avec sa cité, ville de l’évêque, et son château, ville du seigneur ; et hospitalière avec sa gare originale et son étoile de voies : anciennes ouvertes aux quatre points cardinaux, nouvelles avec le ruban bitumé de l’autoroute. Les quelques 400 remarquables photos aux couleurs aussi pures que le ciel, aux perspectives étonnantes, et les textes sobres et très soucieux de précisions, convaincront de l’originalité de ce pays où tradition et modernité se conjuguent hardiment pour le plus grand plaisir des sens.

Michel BERGER

Maurice ROBERT Ethnologue, Directeur de Recherche honoraire au CNRS

Haute-Vienne tire-d'aile

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