Plein Ciel sur l'Aubrac

€39,00 TTC En stock, livraison en 72h

État du produit : Neuf

Livre de photographie aérienne du département de l'Aubrac

Toutes les photos sont de Michel Berger.

240 pages, 386 photos. Français anglais. Grand format 25 x 33 cm tout en couleur.

Enfant de l’Aubrac, j’ai depuis trois quarts de siècle observé, sollicité et arpenté cet espace, tant par le regard, l’écoute, que par mon action et mes engagements. J’avoue cependant ne pas en connaître toutes les ressources inexploitées, toute l’attractivité.

Plein ciel sur l’Aubrac est un livre superbe qui me dévoile une nouvelle facette, celle de l’Aubrac vu du ciel dans toutes ses dimensions.

Nous pouvons ainsi mieux découvrir et admirer ses courbes, ses reliefs, sa lumière, aller d’un bosquet, d’un ruisseau, d’un versant à l’autre à la vitesse du vent. Distinguer l’emprise harmonieuse des drailles et des chemins des villages blottis autour de l’éternité de leurs églises ou de leurs châteaux. Imperceptiblement ils signent l’empreinte de l’homme, de son travail et de son impact sur ce haut plateau. Une osmose discrète semble lier la nature au végétal et ce minéral ordonné par l’alternance du feu et de la glace depuis la nuit des temps.

Nos aïeux ont modelé l’Aubrac qu’ils nous ont confié en l’ordonnant par une mosaïque de champs et de prés, de pâtures et « de montagnes », ainsi qualifiées par la présence des burons. Cette nature sauvegardée nous interpelle, elle est notre alliée et, pour compter sur nous, elle a forgé depuis longtemps notre caractère, notre culture occitane et montagnarde, notre perception qui d’un espace identitaire conduit à l’universel. Autant de points et de raisons qui justifient et qui renforcent notre attachement à cette terre que l’on devine âpre et pourtant si généreuse.

Les photographies de Michel Berger me font penser à l’oiseau qui plane sur les frontières et qui voyant de plus haut peut voir plus loin, toujours plus loin. Redescendant à hauteur d’homme, ce territoire laisse apparaître sa cohésion économique et culturelle, son unité d’action ; cela lui permet de regarder les temps qui courent et les temps qui viennent avec confiance et sérénité.

Ainsi l’Aubrac poursuit sa trajectoire au rythme des quatre saisons bien marquées et sans cesse renouvelées, articulées et reliées entre elles par la solidarité active qui les anime et les rend complémentaires. Chacune d’elles rayonne de couleurs différentes, d’odeurs champêtres, d’atmosphères qui s’imprègnent au plus profond de nos êtres. Tout cela est propice à l’esprit des lieux qui tourné vers l’ouverture et l’échange favorise une ardeur collective qui depuis longtemps génère des biens et des bienfaits, autant de valeurs à partager.

Au printemps, j’aime l’herbe verdoyante et fleurie qui rassure l’éleveur et qui en été diffusera l’odeur des foins coupés. En automne, ce sont, après les « davaladas », les retrouvailles avec le troupeau, l’estive terminée, et en hiver je ne crains pas de fouler la neige cristalline pour retrouver les vaches qui dans la quiétude de l’étable attendent en ruminant le retour des beaux jours. Elles reprendront alors toute leur place dans un paysage dont elles constituent l’architecture la plus vivante.

à travers tant d’initiatives, de sensations apparaissent des images, des souvenirs, la satisfaction de participer avec d’autres et en famille à la vitalité et à la vie de l’Aubrac. Vue du ciel sur la terre, petite est cette parcelle à l’échelle de la planète mais grand et profond sera le bonheur issu des illustrations que nous propose Michel Berger et du texte qui les accompagne.

As a child of Aubrac, I have, for three-quarters of a century, canvassed and travelled the length and breadth of this land, as much by observing and listening to it than by the choice of my actions and commitments. However, I must admit that I still have yet to grasp the full extent of its potential and of its attraction.

“Aubrac From the Skies” is a superb book, which reveals a new facet; that of the Aubrac viewed from the sky in all its dimensions. We are able therefore to better discover and admire its curves, its reliefs and its light and go from one side of a grove or brook to another at the speed of the wind. We are also able to distinguish the harmonious influence of the pastures paths and those of the villages nestled around their church or castle’s eternity. They are man’s mark, his work and his impact on this high plateau.

A discrete osmosis seems to link nature to plants and the geology affected by the alternating of fire and ice since time imerandum. Our ancestors modelled the Aubrac that they have left us by building a patchwork of fields and meadows, of pastures and “mountains”, called so because of the burons that stand on them.

This safeguarded nature strikes us, is our ally and in order to be able to count on us, it has fashioned our character, our Occitan and mountain culture as well as our perception of our identity. These are some of the many reasons, which justify and reinforce our attachment to this land that may seem harsh and yet is so generous.

Michel Berger’s photography gives me the sense of a gliding bird over the boundaries and, as it flies higher, it can see further. Always further.

Coming down to man’s level, this land lets its economic and cultural cohesion be seen and is its unity. This allows it to watch the current times and those to come with serenity and assurance. Thus, the Aubrac follows its path through the rhythm of four specific seasons that are well defined, regular and linked by the solidarity, which make them complementary to each other. Each brings its own colours, smells and atmospheres, which deeply affect us.

All of this helps the feeling of openness and exchange promotes a collective eagerness, which has for a long time generated wealth and good deeds, both of which can be shared.

In the spring, I love the green grass with flowers, which reassures the livestock farmer and will give rise to the scent of cut hay at the end of the summer. In autumn, the reunion with the herd happens after the “Davaladas” at summer’s end. I do not mind walking on the crystal snows of winter to go and see the cows that await the return of the warm day in the tranquillity of their barns. They will then take back their rightful place in the landscape of which they are an integral part.

Many images, memories and the satisfaction of contributing with others and family to the vitality and life of the Aubrac appear through many initiatives and sensations.

Seen from the sky, this land is small on this large planet, yet the pleasure received by looking at the pictures that Michel Berger gives us, or by reading the text, will be large and deep.

 

 

André Valadier

Président de la Coopérative Jeune Montagne de Laguiole

President of the Young Mountain Cooperative in Laguiole

 

Plein ciel sur Aubrac

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×