La Presse en parle

l'écho du Berry - Article du 29/11/2012 à 10:11

Plein Ciel sur Michel Berger, photographe à tire-d'aile
Le photographe et éditeur Michel Berger vient de poser son bagage terrestre à Issoudun.

Michel Berger immortalise la France depuis le ciel pour en faire des livres. L'accouchement de son petit dernier, Plein ciel sur les Pays Saint-Amandois, Lévis et Tronçais, s'est fait dans la douleur.

Lire le Portrait du Terroir paru dans L'Echo du Berry du 29 novembre 2012 en vente chez les marchands de journaux ou consultable en ligne

Michel Berger regarde la terre d'en haut. De son mètre quatre-vingt-deux, d'abord. Mais surtout depuis le ciel, son paradis. Né dans le XVe arrondissement de Paris, en 1949, il déménage à Orléans, où sa mère est libraire et son père horticulteur. En classe de Seconde, il s'achète un petit appareil reflex un peu par hasard. Quoi que son grand-père, passionné de photo, l'a peut-être sensibilisé à cet art. Mais ce n'était pas encore l'heure du déclic pour le jeune homme. Après un bac philo, qu'il obtient à l'Institution Sainte-Marie à Bourges, il veut s'orienter en faculté de pharmacie ou devenir pilote de chasse, mais ne sera en fait « pas assez bon en maths ».

De la photo à l'édition
Finalement, il passera une année à Willingen puis Baden-Baden, en Allemagne, le temps du service militaire. À son retour, c'est décidé, il intègre une école photo à Paris. Après un an de formation, il trouve du travail au laboratoire photo des Beaux-Arts d'Orléans, où il travaillera deux ans avant de se mettre à son compte. Dès 1985, il commence à immortaliser des bâtiments industriels vus du ciel, pour se spécialiser dans la prise de vue aérienne à partir de 1988.
En hélicoptère, il a 1 500 heures de vol en tant que passager à son actif et 500 en tant que pilote, puisqu'il a, en 1990, passé son brevet à Orléans. Les clichés commencent à s'accumuler avec le passage au numérique. « Je me suis dit 'qu'est-ce que je vais faire de tout cela ?' », raconte Michel. 
C'est comme ça qu'il est devenu éditeur de livres. Vingt-deux titres ont ainsi été édités par ses soins depuis 1992 : la Sologne, la Creuse, la Haute-Vienne, la Lozère, l'Indre, le Cantal ou encore le Grand-Orléans 'à tire-d'aile', mais aussi les ouvrages baptisés Plein ciel : sur les gorges du Tarn et de la Jonte, le Médoc, l'Essonne verte, le Pays de Vierzon et bien sûr, Plein ciel sur Saint-Amand-Montrond et son canton. Ce livre est sorti en 2000.
Douze ans plus tard, le photographe-éditeur publie Plein ciel sur les Pays Saint-Amandois, Lévis et Tronçais. « Ce ne sont pas les mêmes photos qu'en 2000, insiste Michel Berger. J'ai conservé les textes de l'ancien sénateur-maire de Saint-Amand, feu Serge Vinçon, car c'était un ami et c'est un peu lui qui m'a encouragé à consacrer un ouvrage dédié au terri-toire. » Tous ses ouvrages sont en français mais aussi en anglais, depuis 2003, « car c'est la langue mondiale et qu'il faut vivre avec son temps. » Pour des raisons budgétaires et environnementales, il troque l'hélicoptère contre l'ULM en 2005.

Un accident d'ULM
retarde la sortie du livre 
Mais, le 21 juin 2011, il va apprendre qu'« on est bien fragile dans le ciel. » Alors qu'il survole les fortifications dunoises pour son nouveau livre dédié au Saint-Amandois, un accident d'ULM va stopper sa course photographique jusqu'en mai dernier, quand il pourra reprendre le travail. « J'ai eu le fémur droit cassé et la joue déchirée suite à notre crash dans un champ de colza ».
Après de nombreux mois de rééducation, il choisira de reprendre son envol. Avec un autre pilote, Yvan Militon, à Argenton-sur-Creuse, qui l'accompagnera tout le temps de son dernier livre, ainsi que Rémy Salmon et Thierry Wirth dans l'Allier. Les textes sont signés du Saint-Amandois Dominique Lallier avec la contribution de Jacques Isola ; Linda Bates a assuré la traduction en anglais. Voila en ce qui concerne les « aventures terrestres » de Michel Berger. Le photographe a quitté Orléans pour Châteauroux voilà sept ans, puisque ses deux enfants sont grands (« de faux jumeaux, mais de vrais complices »), et il vient d'atterrir à Issoudun, où il renoue avec la quiétude de la campagne berrichonne, depuis maintenant deux mois. « La seule chose qui fait défaut ici, c'est la Loire ! », estime Michel. Quand il ne flâne pas dans les airs, il chine : des céramiques, des antiquités et toute pièce de style art déco.

Chercher sa maison
Autrement, c'est dans les airs qu'il passerait sa vie. Il rêve de se poser sur les nuages, à mille lieues de toute échelle humaine... « La seule chose qui nous manque là-haut, ce sont des ailes ». En surplombant le Saint-Amandois, il a été fasciné par « le canal qui serpente la ville, le château de Meillant », son coup de coeur ou encore « l'abbaye de Noirlac, l'étang de Goule, les jardins de Drulon... ». Dans ses beaux livres photo, Michel fige le patrimoine architectural et environnemental de toute une époque sur papier glacé. Le livre présente un intérêt artistique de par la qualité des clichés retenus ; historique, de par ses textes informatifs et ses images mais peut-être aussi ludique. Car lorsque l'on met ce dernier ouvrage entre les mains de quelqu'un, son premier réflexe est de chercher sa maison pour la contempler vue du ciel, comme certains chercheraient un célèbre bonhomme au bonnet rouge et blanc, dans un album jeunesse bien connu.

Comme l'oiseau
Avant de se hisser au-dessus des toits, Michel fait des repérages. « Avant, nous ne les faisions que sur des cartes Michelin, mais depuis qu'il y a Google Earth... » Une fois en haut, il fait comme l'oiseau. Son oeil balaie le paysage pour trouver l'endroit le plus propice, avec le seul soleil comme spot. À 62 ans, Michel Berger n'a pas fini de parcourir les départements de France à tire-d'aile. Et chacun sait que « jamais rien ne l'empêche, l'oiseau, d'aller plus haut ».
Anne-Lise Dupays

http://www.echoduberry.fr/actualite/Plein-Ciel-sur-Michel-Berger,-photographe-a-tire-d-aile-2923.html

Michel Berger porte le Berry aux nues

Depuis 45 ans, Michel Berger accompagne son appareil photo dans ses voyages qui, au fil des décennies, sont devenus très aériens. Rencontre.

C'est à quelques kilomètres d'Issoudun que ce sexagénaire a posé ses valises. Dans la campagne berrichonne qui n'est pas plus belle que ça, comme il dit, mais à laquelle il reste attaché. Des valises qui se comptent en dizaines de cartons et dans lesquels sont déposés bien des livres. De grands livres remplis de photographies sur les villes, cantons, départements de l'Hexagone qu'il sillonne à tire-d'aile. Des livres qu'il a réalisés lui-même pour la plupart, de la maquette à l'édition en passant par la photo, bien sûr. Le dernier en date s'est arrêté sur le Saint-Amandois : « Des deux côtés de la frontière sud du Cher. » Un pas dans le Cher, un petit pas dans l'Allier. Il est vrai que par les airs, cela ne prend que quelques minutes. Tantôt en ULM, tantôt en hélicoptère, Michel Berger vole au-dessus des villes et villages. Au final, cela donne 499 photos exactement, sur les 5.000 prises. La magie du numérique. « Toutes les communes sont représentées. Il ne faut pas se le cacher : c'est plus facile à vendre. Les gens achètent déjà leur village avant le livre. » Et c'est un expert en la matière qui le dit, lui qui fait des livres de photos depuis des lustres.

Celui-ci lui aura pris deux années. Deux années entrecoupées d'une longue période à terre. Un accident d'ULM au cours duquel il s'est cassé une jambe. Le temps de la rééducation et il est retourné voir là-haut si rien n'avait bougé : « J'adore voler et je ne peux m'en passer. Il m'aura fallu 50 heures de vol pour ce livre. » A son actif, il en totalise plus de 2.500. En solo, à deux, aux commandes ou pas. « Généralement, je survole à 150-200 mètres. C'est la bonne hauteur pour voir tout le bâti d'un corps de ferme, d'un château. Sinon, autant monter dans un arbre avec une échelle. Mais pour une ville, on peut monter à 800, voire 1.000 m ! »

Un livre bilingue

C'est donc une visite complète du Saint-Amandois que propose Michel Berger, qui ne se limite pas à une seule photographie. Du château de Meillant, par exemple, il propose une double page qu'il prolonge par quatre photos prises sous des angles différents. Avec lui, le lecteur fait le tour de l'immense bâtisse, lui suggérant ce qu'il aurait vu à 150 m d'altitude. « J'ai par ailleurs voulu que la mise en page ne soit pas identique, car je ne souhaitais pas que cela fasse trop scolaire. » L'idée étant de transporter le lecteur. Un voyage s'accompagnant de petits textes historiques, qui permettent de donner l'essentiel de l'information. Et pour celles et ceux qui le souhaitent, ils peuvent même travailler leur anglais puisque les textes sont écrits dans les deux langues : « C'est pour moi une évidence, car l'anglais est une langue mondiale ! » Vu du ciel, il est vrai que le monde paraît tellement petit. Vous vous en rendrez compte en plongeant vos yeux dans ces paysages.

Emmanuel Bédu - La Nouvelle république

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/01/05/Michel-Berger-porte-le-Berry-aux-nues#

La Châtre, vue du ciel à l'honneur dans un livre

 
Michel Berger et Maryse Rouillard présentent leur premier livre commun. - Michel Berger et Maryse Rouillard présentent leur premier livre commun.Michel Berger et Maryse Rouillard présentent leur premier livre commun.

Un photographe et un écrivain ont uni leurs talents, dans un ouvrage paru récemment. Particularité : les clichés ont été réalisés à bord d’un ULM.

La région de La Châtre est à l'honneur, grâce à la rencontre entre Michel Berger et Maryse Rouillard. Le premier est photographe, la seconde, passionnée d'écriture. Le résultat de leur collaboration se retrouve dans l'ouvrage Plein ciel sur le Pays de La Châtre.
Michel Berger est dépositaire de deux collections, A tire d'aile et Plein ciel. A la fois photographe et éditeur, il a, par ses photographies, immortalisé de nombreuses régions de France, avec des vues aériennes. La photographie le passionne depuis très longtemps ; il s'agit d'un art, peut-être hérité de son grand-père.

Une passion pour la prise de vue aérienne

C'est au retour de son service militaire qu'il décide d'intégrer une école de photographie, à Paris. Dès 1988, il se spécialise dans la prise de vue aérienne. Passionné également de vol, il peut-être à la fois passager ou pilote, depuis plus de vingt ans, il accumule de nombreux clichés. Devenu éditeur, en 1992, il s'est spécialisé dans la publication d'ouvrages sur différentes régions de France, dont les plus proches : le Cher, la Creuse, la Haute-Vienne, la Sologne et bien sûr, l'Indre. Quant à Maryse Rouillard, maire de La Motte-Feuilly, vice-présidente de la Communauté de communes de La Châtre Sainte-Sévère, elle a été journaliste à l'Écho du Berry, et a déjà signé un ouvrage, intitulé Au bon temps des paysans berrichons. C'est elle qui a écrit les textes du livre de Michel Berger, par l'intermédiaire de Dominique Van Huffel, propriétaire de la Maison de la presse de la place du Marché. « Le projet a débuté en mai ; il représente six mois de travail et une trentaine d'heures de vol. Le livre regroupe 51 communes et compte 390 photos, en essayant d'avoir toujours des lumières différentes pour chacune d'elles », intervient Michel Berger. « J'ai tout de suite adhéré à l'idée, car je connais bien cette région, j'aime écrire, et, pour moi, c'était un challenge de plus, une expérience intéressante et gratifiante, surtout quand on voit le résultat », confie Maryse. Cet ouvrage a pu être réalisé grâce à la collaboration d'Yvan Militon, pilote de l'ULM ; et à Angela Mott, qui a traduit les textes en anglais.

« Plein ciel sur le Pays de La Châtre », paru chez Berger M. Éditions. Disponible dans les librairies, maisons de la presse ; avec un point de vente dans chaque commune photographiée. Séance de dédicaces, à la Maison de la presse, le 7 décembre, de 10 h à 12 h 30, et de 14 h à 17 h

 

La Nouvelle Répubique - 30/11/2013 05:35

La Creuse à tire-d’aile

Auteur : Robert Guinot
Photographies - Illustrations : Michel Berger
Editeur : Berger M. Editions

Outre les jardins, comme son nom l'indique, notre association, le Conservatoire des Jardins et Paysages, s'intéresse au paysage au sens large. Les photographies aériennes permettent ainsi de prendre en compte, à sa juste mesure, notre territoire. Ce livre de « Berger M. éditions » permet justement d’apprécier la beauté d'un département, en l'occurrence la Creuse. Le photographe Michel Berger est aussi l'éditeur tandis que les textes sont signés par Robert Guinot, journaliste au quotidien « La montagne », spécialisé dans la tapisserie d’Aubusson-Felletin, le Limousin et la Creuse.
Cet album commence par une présentation du département, sa géographie, son climat, son agriculture, sa forêt, ses activités (tapisserie d'art, fromagerie, laiterie...), sa main-d'œuvre ayant migré au milieu du XIXe siècle (maçons, tailleurs de pierre, charpentiers, tuiliers, paveurs...), ses châteaux….


Après ces considérations géographiques et une carte du département, les photographies de Michel Berger permettent d'apprécier le paysage creusois, et notamment des parcs de châteaux dont la plupart sont inaccessibles au grand public et de découvrir des lieux inédits.
Les paysages se découvrent avec des habitations typiques dans les villages ruraux, mais aussi des villes plus variées sur le plan architectural. Ces photographies permettent aussi de réaliser combien l’intervention humaine représente une part importante de l’esthétique au sein d’un paysage, magnifiée par des châteaux les plus raffinés mais également marquée par la présence des voitures multicolores alignées sur les parkings d’hypermarchés, par la typologie des toits traditionnels ou en tôle ondulée, par des routes, des voies ferrées…
Des sites sont à remarquer en pleine nature comme les « pierres jaumâtres » à Toulx-Sainte-Croix (une quarantaine de blocs de granits entourée de légendes), la « pierre aux neuf gradins » à Soubrebost (site archéologique lié au culte druidique) ou encore la brande des Landes, à l'admirable parcellaire marqué par des plantations arborées, témoignant de la beauté et du bien fondé du bocage.
Le site de Crozant, au confluent de la Creuse et de la Sédelle, a été rendu célèbre pour avoir été au XIXe siècle le berceau de l’Impressionnisme et a su charmer des peintres comme Claude Monet (1840-1926) ou Armand Guillaumin (1841-1927).
L’activité humaine se remarque notamment dans des sites comme la mine d'or du Châtelet à Budelière, le viaduc de Tardes (1885-1887) conçu par Gustave Eiffel, la tuilerie de Pouligny qui fonctionna jusqu’en 1961 dont le destin est de perpétuer la tradition artisanale locale, le lycée agricole d'Ahun ou le circuit automobile du Mas du Clos aux Puids.


Felletin, considérée comme l’une des cinq plus belles villes du Limousin, est à apprécier pour l'église du Moutier (ou Sainte-Valérie) avec son jardin du Cloître. D’autres agglomérations sont à l’honneur comme Dun-le-Palestel, bourgade fleurie, ou Ahun, marqué par un passé gallo-romain et une composition médiévale. Toulx-Sainte-Croix, quant à elle, se distingue avec un remarquable clocher porche isolé de l'église.
Sur le plan des jardins, il est intéressant de découvrir vu du ciel le parc de la Sénatorerie* à Guéret. A La Souterraine, cité ayant conservé son caractère médiéval, c’est au pied de l’église, moitié romane et moitié gothique, que prend place le square Xavier Beletout.
L’arboretum de la Sédelle à Crozant est un site exceptionnel, en particulier à l’automne. Ses qualités lui ont valu l’obtention du label « Jardin remarquable », décerné par le Ministère de la culture et de la communication sur des critères de composition, d’intégration dans le site, de qualité des abords, d’intérêts botanique et historique, d’entretien et de gestion. D’autres jardins sont à apprécier vus du ciel comme la roseraie d’Aubusson, le domaine de Banizette à La Nouaille ou encore le Centre National d’art et du paysage de l’île de Vassivière à Beaumont-du-Lac (Haute-Vienne) et son parc de sculptures. D’autres sites sont à l’honneur comme le labyrinthe géant des Monts de Guéret à Guéret, situé à proximité de l'arboretum de Chabrières géré par l'Office national des forêts (ONF), est réputé pour être le plus grand labyrinthe végétal permanent au monde. Une prise de vue survole aussi le parc animalier des Monts de Guéret dit « Les loups de Chabrières » à Sainte-Feyre, ayant ouvert ses portes en 2001 avec pour objectif de présenter des loups au public.


La Creuse est aussi un département riche en châteaux à l’instar de celui de Boussac, le plus connu, avec un superbe escalier à degrés convexes dans son parc et réputé comme le lieu où fut découverte en 1882 la fameuse suite de six tapisseries du XVe siècle de « La dame à la licorne », aujourd'hui exposée au musée national du Moyen Age (Paris). Beaucoup de ces demeures sont des propriétés privées que ce livre permet de découvrir depuis les airs comme le château de Saint-Germain-Beaupré et ses douves en eau, le château de Puy Guillon à Fresselines, avec ses tourelles et son colombier à lanternon, dominant le confluent des deux Creuse, le château de Vilmore à La Celle-Dunoise avec son jardin à bordures fleuries et pergola, le château de Massenon à Ahun et son parterre de buis et son jardin niché au cœur d’un boisement de conifères, le château de La Roche-Aymon à Mainsat et son jardin « à la française »…


Toutes ces prises de vues sont systématiquement accompagnées d’un texte explicatif. Un lexique final des communes permet de mieux encore appréhender les richesses d’un département sur le plan géographique et ainsi d’apprécier cet inestimable témoignage de la richesse du patrimoine creusois à partir de points de vue privilégiés.

© Conservatoire des Jardins et Paysages / novembre 2007


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